Dans l’impossibilité de participer à la messe, nous invitons les fidèles à pratiquer la communion spirituelle, qui peut porter de grands fruits dans nos cœurs.

Voici quelques indications sur cette dévotion.

 

La « Communion de Désir », ou communion spirituelle est certainement, de tous les moyens de perfection, à la fois l’un des plus puissants et des plus faciles, et aussi le plus ignoré.

  1. qu’est ce que la communion spirituelle ?

Le Concile de Trente la définit comme : « un ardent désir de se nourrir du Pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grâces du Sacrement »

 

  1. Quels sont les fruits de cette dévotion ?

Les effets de cette communion sacramentelle sont au nombre de quatre (CEC 1916) : Accroître notre union au Christ et à son corps qui est l’Eglise, nous purifier des péchés véniels, nous préserver des péchés grave, et fais grandir en nous les vertus théologales.

Donc l’effet principal est de nous unir au Christ d’une manière si intime que nous puissions dire avec saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

 

  1. Alors quelle est la différence avec la communion sacramentelle ?

Si les effets sont identiques, de même nature que ceux du Sacrement, le Sacrement a une efficacité qui Lui est propre, ne serait-ce que parce qu’il renforce notre foi par le signe visible du Pain de Vie.

D’un autre côté, nous savons comment de médiocres dispositions peuvent dévaloriser la Communion Sacramentelle. Ce qui permet à Saint Léonard de Port-Maurice et d’autres Docteurs d’affirmer « que l’on peut, dans certains cas, faire la Communion Spirituelle avec une si grande ferveur, qu’on en retire autant de fruit que d’une Communion Sacramentelle (tiède) ».

 

4. Comment faire ? Voici quelques indications pour bien vivre cette communion :

1/- Prier intérieurement son « Acte de contrition » ou « Je confesse à Dieu »
2/- Poser un acte de foi en Jésus qui s’est offert sur la croix pour nous.
3/- Redire à Jésus notre désir de nous unir à lui dans le Sacrement si c’était possible.
4/- Demander à Jésus les Grâces qui sont promises à ceux qui se nourrissent de l’Eucharistie
5/- Remercier Dieu et adorer notre Sauveur au dedans de nous, comme si nous avions communié réellement

 

Cependant, comme pour l’oraison, il ne faut pas qu’une méthode devienne un carcan qui charge l’âme, plutôt qu’elle la dilate. Voici une prière simple :
« Recueillez-vous un instant, présentez-vous en esprit devant le Tabernacle, et dites : « Seigneur Jésus, descendez dans mon cœur ! ».